Restitution des échanges de l’atelier du mardi 07/04 « co-construire avec les habitants »

Voici l’ensemble des échanges de la journée du mardi 07 avril sur comment co-construire le projet avec les habitants.

Ce compte-rendu n’est pas figé! N’hésitez pas à réagir et commenter: toutes les remarques, idées et propositions seront prises en compte, au même titre que les paroles collectées lors des ateliers.

Nombre de participants: 20

 

Les raisons qui motivent les habitants à participer:

  • Affirmer leur expertise, valoriser leurs points de vue et leur permettre de prendre une part active à l’élaboration du projet jusqu’à la mise en œuvre.
  • Accéder au contenu du projet et de ses évolutions de manière continue et transparente, savoir si et comment leurs réflexions, idées, et souhaits seront pris en compte, se confronter à la faisabilité de leurs idées par les échanges avec les techniciens

 

Quels habitants impliquer dans la co-construction du projet:

A l’échelle du quartier, la démarche de co-construction doit intégrer les habitants dans toute leur diversité (âge, nationalité, situation sociale…) mais aussi impliquer les actifs du quartier (acteurs sociaux, économiques et de l’habitat, techniciens, artistes…).

Pour qu’elle soit représentative de la réalité des modes de vie, elle ne doit pas se contenter de se calquer sur les périmètres opérationnels. Pour cela elle devra permettre à la fois un travail étroit avec les habitants d’Echirolles d’une part, mais aussi les autres citoyens grenoblois et de la métropole.

Proposition de liste des acteurs:

  1. “Ceux qui habitent et qui travaillent”
  • jeunes
  • vieux
  • français
  • étranger
  • sans papier
  • habitants
  • gens de passage
  • étudiants
  • enfants
  • acteurs économiques, artisans, commerçants
  • artistes
  • foyers
  • bailleurs
  • techniciens
  • habitants de Grenoble et d’Echirolles
  1. “Les autres citoyens grenoblois et de la métropole”

 

Le niveau d’ambition de la démarche de co-construction :

Pour rappel, la concertation n’est pas la décision, elle consiste seulement à donner un avis.

Le dossier de préfiguration ne doit pas être seulement un cahier de doléances qui limiterait la participation de la société civile. Les habitants visent la co-construction pour certains, et la codécision pour d’autres. Ils souhaitent être associés à chaque étape du projet, (y compris le chantier) voire avant son élaboration. Pendant la conception notamment, ils doivent pouvoir participer aux choix concrets des aménagements et des démolitions.

L’échelle du quartier est l’échelle de référence : le périmètre regroupant Arlequin, place des Géants, et la Villeneuve étant trop large, et les habitants ne s’identifient pas toujours. La cohérence entre les quartiers et la ville est en parallèle attendue.

 

Le système de gouvernance du projet: quel rôle pour chacun? Quelles relations entre eux?

Il est nécessaire de clarifier les rôles et l’expertise de chaque acteur. Les propositions évoquées lors de l’atelier sont:

  • citoyens et acteurs de terrain: formuler les colères / demandes / besoins
  • citoyens et élus: co-réfléchir sur les propositions de projet
  • table de quartier: valider obligatoirement les documents rédigés sur le projet par ce groupe, co-rédiger le dossier de préfiguration avec les services
  • services et prestataires extérieurs: synthétiser et rendre accessible les aspects techniques pour faciliter l’expression et la production habitante
  • élus: décider et arbitrer entre plusieurs projets, garantir l’intérêt général face aux conflits intérêts

La démarche participative doit s’appuyer sur les acteurs déjà présents sur le terrain (conseils syndicaux, correspondant de coursive) et plus les intégrer au processus (exemples des diffusions d’info MDH)

Importantes questions ouvertes :

  • Qui rédige les documents sur le projet? Comment les valider?
    • Soit les services de la Métro
    • Soit un groupe d’habitant (association ?)

Points d’alerte :

  • Si les habitants considèrent que l’on ne tient pas assez compte de l’ensemble des associations (il en existe 50 à la Villeneuve), leur présence au sein des tables de quartiers doit être bien calibrée afin de respecter une représentativité de l’ensemble des habitants du quartier
  • Une information plus complète sur les tables de quartier et les conseils citoyens indépendants est nécessaire

Propositions concrètes à court terme sur le système de gouvernance:

  • Ouvrir le comité de pilotage de l’ANRU dès la prochaine rencontre
  • Initier la mise en place des « tables de quartier » dès la semaine de la co-construction

Proposition d’organisation des acteurs : schéma tiré de l’atelier

SCC1_propositionschemaacteurs

 

Les grands principes à respecter pour une co-construction réussie

Dans un contexte de défiance (notamment des « sans voix ») vis-à-vis des groupes de pouvoirs, la démarche doit respecter de grands principes :

  • Les savoirs des habitants doivent être reconnus / valorisés, l’initiative citoyenne respectée
  • Les habitants doivent pouvoir obtenir des informations claires et concrètes de la part des techniciens (ex : quelle limite budgétaire pour le financement des tables de quartier). Les rôles, intérêts de chaque acteur doivent être clarifiés et le niveau d’ambition de la démarche clairement formulé afin de ne pas créer d’illusion
  • Une culture partagée et un langage commun autour du projet doivent être développés, notamment par la simplification du jargon intellectuel / technique et par la formation des citoyens et réciproquement des experts
  • La Villeneuve et le VO est un vivier de compétences et ressources multiples qui doivent être exploitées pour imaginer, définir et construire le projet
  • L’expression de tous doit être écoutée et considérée.
  • La démarche doit chercher une meilleure représentativité des habitants pour favoriser leur implication:
    • Utiliser le principe de tirage au sort : les gens tirés au sort ne sont mandatés par personne et ne représentent qu’eux-mêmes
    • Diversifier les groupes d’habitants impliqués afin de garantir la variété des contributions

 

Sur quoi participer : les sujets soumis à la co-construction

Les grands sujets sur lesquels les habitants souhaitent co-construire sont :

  • l’urbanisme
  • l’attribution des logements sociaux
    • les « intérêts de chaque jour » (les petites choses du quotidien)

Ils ne souhaitent pas forcément co-construire sur les gros budgets.

Des propositions de sujets plus spécifiques sont ressorties de l’atelier :

  • L’accessibilité pour les personnes âgées et poussettes
  • Le réaménagement des galeries (considérées comme des « verrues » et ayant l’inconvénient de provoquer des courants d’air)
  • L’amélioration des parcours (escalier etc)
  • La rénovation
  • Les espaces publics
  • Les commerces
  • Le parc

 

Les moyens à mettre en oeuvre

Conformément à la loi Lamy, la table de quartier doit disposer d’un budget propre qu’elle gère et utilise de manière indépendante (pour solliciter des experts par exemple). Une compensation / facilitation financière est à prévoir pour ceux qui seront tirés au sort.

 

Les méthodes et outils pour animer la démarche

La mobilisation des habitants est une question cruciale dans le quartier. Les propositions évoquées pour une mobilisation des habitants efficace sont:

  • Aller vers les gens et passer par la rencontre / la parole:
    • faire du porte-à-porte
    • utiliser les passages “obligés” pour aller vers les gens: école, Patio, marché, MDH, associations etc
  • Diversifier les lieux où se déroulent les ateliers et adapter les horaires des temps de co-construction avec les rythmes de vie des habitants
  • Diffuser par le biais de différents médias (télé, radio…) les informations / suggestions sur le projet et identifier un porte-parole pour faire réagir et recueillir des réactions / propositions alternatives

Les propositions de méthode et outils ressorties pour une meilleure animation des temps de co-construction sont:

  • Faire évoluer les formes classiques d’animation et mettre en place une méthode de participation souple et adaptée, notamment pour impliquer les “sans voix”
  • Développer des espaces de convivialité, festifs et populaires
  • Mettre en commun les plans, supports, et outils
  • Faire réfléchir les gens à partir d’esquisses

Une bonne animation nécessite d’une part une organisation commune de la démarche entre les acteurs concernés (table de quartier, membres et représentants d’association, organisateurs, animateurs…), et de faire correspondre les moyens aux ambitions de la démarche.

 

Le terme « table de quartier » ne fait pas l’unanimité

D’autres expressions ont été proposées pour définir ce groupe :

  • “Les chaises de quartier
  • Assemblée de citoyens
  • Assemblée/conseil de quartier

 

Questions ouvertes et propositions considérées comme prioritaires par les habitants

Retour sur la préparation de la semaine:

  • Il a été demandé la présence des élus à cet atelier afin d’échanger sur des questions déjà définies par l’association Planning: pourquoi ne sont-ils pas là, ce soir?
  • Y a-t-il des rivalités entre les élus qui prennent les décisions, et les organisations des habitants?

Questions ouvertes et propositions sur la production du dossier de préfiguration:

  • Quel est le projet des élus et des bailleurs?
  • Comment les propositions des habitants trouvent leur place?
  • Qui rédige ce qui va sortir de la semaine de co-construction: services, habitants, autres?

> Proposition: Co-rédaction par la table de quartier et les services

  • Qui valide le document produit (dossier de préfiguration par l’ANRU2)?

Questions ouvertes sur les moyens liés au PNRU 2:

  • Quel est le budget du projet PNRU 2 alloué à la démocratie participative? Quel pourcentage du budget total?
  • Privilégier le volet urbain sur l’ANRU 1 s’est effectué au détriment du volet social. Quels sont les moyens attribués au volet social sur le PNRU 2?

Demande de retour d’expérience sur l’ANRU 1:

  • Quels sont les chiffres-clés qui permettent un retour d’expérience sur l’ANRU1?

2 commentaires

  1. 1. Dans la phrase ; « Pour rappel, la concertation n’est pas la décision, elle consiste seulement à donner un avis. » Justement la semaine de co-construction ce n’est pas de la concertation, donc ce n’est pas juste donner un avis….

    2. Désaccord avec la phrase : « Ils ne souhaitent pas forcément co-construire sur les gros budgets »… durant de nombreuses discussions lors de la soirée gouvernance, il a été évoqué de ne pas co-construire seulement sur les miettes. Donc c’est le contraire.

    3. le terme co-construction étant inscrit dans la loi, donc il oblige à la co-construction du projet de rénovation urbaine dans son ensemble

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